Bonjour!

Bienvenue sur mon blog!
Ici, je présenterai des opinions, de moi ou d'autres personnes, sur des choses diverses et variées, allant de l'actualité aux grands débats d'aujourd'hui et de demain, en les prenant au sérieux, ou de manière très légère. Elles seront souvent assorties de musique, car c'est bien connu : "la musique adoucit les moeurs". Les articles seront souvent changés, et j'ajouterais souvent des éléments, donc n'hésitez pas à revenir voir d'anciens articles! Si tu as une idée, O grand lecteur, d'article ou autre, fais-le moi savoir!
Hugo

A Venir: Clearstream : quiquandoùquoicommentpourquoi?
Nouveau: Une idée, une opinion, un problème, une proposition... ? Vous pouvez contacter Contains Milk! Allez en haut, à droite, et cliquez "Contact". Vous serez honoré d'une réponse digne de ce nom dans les plus brefs délais humainement possibles*
*ajouter temps de réception, de réponse, d'envoi, de vérification, de retour de vacances/week-end/cours...
Le blog parallèle de Contains Milk vient d'être créé (voir les liens à droite)!
Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 22:00
Cette question simple ponctue la vie d'un grand nombre de personnes.
Pourquoi est-il précisé, sur un carton de lait britannique, sous l'encadré d'"information allergies", qu'il contient du lait?
Pourquoi faut-il demander une invitation à un député pour assister aux débats publics de l'Assemblée Nationale?
Pourquoi les libertés individuelles diminuent si vite après leur âge d'or?
Pourquoi les élection semblent-elles souvent poser un choix comme "qui est le moins pire?" au lieu de "qui est le meilleur?" ?
Pourquoi le monde n'est-il pas parfait?
Pourquoi la démocratie serait-elle meilleure qu'une autre forme de gouvernement?
Pourquoi les citoyens peuvent-ils réellement influencer si peu de décisions?
Pourquoi une pizza arrive-t-elle plus vite qu'une ambulance?
Ce blog a pour but de répondre à certaines de ces questions, en donnant des opinions personnelles sur le sujet.
Par Hugo - Publié dans : Généralités
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 22:30
Mon artiste préféré du moment est Florence & The Machine. Allez voir sa chaîne Youtube, vous ne serez pas déçus!
En voici un aperçu:
Par Hugo - Publié dans : Musique
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 19:05
Il semble évident, aujourd'hui, que la démocratie est la meilleure solution pour gouverner un peuple. Mais l'est-elle vraiment?
Pour en avoir le coeur net, j'ai demandé à plusieurs personnes de réfléchir à ce qu'ils feraient si ils devenaient, du jour au lendemain, dictateur du monde. Je leur ai posé deux questions: quelles seraient vos dix premières mesures en tant que a) dictateur bienfaisant, et b) dictateur malfaisant. Voici des réponses:

Personne 1:

"Pour rendre le monde meilleur :

- Je donnerais un maximum de budget aux écolos, en particulier pour

cesser l'utilisation des centrales nucléaires et les remplacer par des

champs d'éoliennes et pour encourager une meilleure gestion de

l'agriculture

- J'établirais un véritable droit de l'environnement, en instaurant la

notion de criminalité écologique

- Je réformerais l'éducation en fonction des demandes des professeurs,

en augmentant le budget des zones en difficultés et en valorisant

toutes les filières; de plus je rendrais l'éducation universelle et

égale dans tous les pays

- Je trouverais mieux que le capitalisme actuel

- J'essaierais de mieux répartir les richesses entre les pays

- Je proposerais aux états africains de rétablir leurs frontières en

fonction des ethnies

- Je mettrais la législation de tous les pays au même niveau,en

particulier au niveau de la liberté de pensée, des droits de l'homme,

de la démocratie et de la position des femmes

- J'encouragerais la recherche scientifique et philosophique

- Je désarmerais tous les pays

- Je ferais tout mon possible pour abolir la corruption"


Personne 2:

"En tant que dictateur bienfaisant:

- J'ordonnerais la création d'un gigantesque champ de panneaux solaires dans le Sahara (et d'autres déserts situés dans des zones arides), pour satisfaire les besoins en énergie du monde entier

- Je rendrais le transport en commun gratuit pour encourager son utilisation

- J'abolirais la peine de mort dans tous les pays où cela n'a pas été fait

- J'éradiquerais les armées du monde entier et leur matériel, et interdirais leur utilisation afin d'éviter toute guerre

- J'utiliserais l'ex-budget militaire de tous les pays pour aider au développement des pays en difficulté et aider ceux qui en ont le plus besoin

- Je me battrais pour l'égalité et les droits de l'homme et de la femme

- Je rendrais l'éducation obligatoire jusqu'à 18 ans et gratuite pour tous, partout

- Je me battrais contre la privatisation des ressources telles que la pluie, ou l'air

- Je ferais en sorte que chacun ait un toit digne de ce nom au-dessus de sa tête, et de quoi vivre

- J'abolirais la Bourse."


Personne 1:

"Pour rendre le monde pire:
- J'interdirais toute forme d'art (littérature y compris)
- Je rendrais une religion obligatoire, instaurerais une Inquisition
et encouragerais la délation
- Je rétablirais la peine de mort et ferais assassiner tous les
intellectuels
- Je rétablirais la censure
- J'encouragerais la perversion, les réseaux de drogues
- Je réduirais à néant tous les efforts faits pour préserver
l'environnement
- J'abolirais le droit, la justice, et en particulier les droits de
l'homme
- J'interdirais toute forme de démocratie
- J'interdirais toute forme d'éducation
- Je ferais travailler les gens 17 heures par jour"

 

Personne 2:

"En tant que dictateur malfaisant:

- Je rétablirais la peine de mort, qui sera la peine requise contre tout crime

- Je créerais la notion de "crime contre l'Autorité" et de "crime d'opposition au pouvoir", punies par la peine de mort

- Je ferais disparaître les mots "liberté", "justice", "injustice", "compassion" et "amour" de tout dictionnaire; leur usage sera interdit sous peine de mort

- Je donnerais plus de pouvoir à la police, et abolirais la justice

- Je changerais le programme scolaire à ma guise

- Je créerais un Ministère de l'Information et de la Propagande, dont le rôle principal sera de maintenir la population dans l'ignorance

- Je créerais des camps de travail forcé

- J'installerais des caméras et des micros partout, et arrêterais les médisants et opposants (qui seront envoyés dans des camps de travail forcé)

- Être artiste sera formellement interdit (ils seront envoyés aux camps de travail forcé)

- La censure sera reine"

 

Les réponses données dans la première partie montrent une volonté de mettre l'accent sur l'écologie, la liberté, l'égalité, le pacifisme et le développement. Beaucoup de mesures restent vagues, les mots utilisés montrent une incertitude dans les réponses de la personne 1 : "essaierais", "trouverais", "proposerais", "encouragerais". Plusieurs réponses montrent que, selon les personnes interrogées, pour rendre le monde meilleur, il faut trouver mettre en place des nouvelles solutions. C'est le contraire dans la deuxième partie. On observe que beaucoup de mesures marquent un retour vers le passé, et surtout vers le totalitarisme (personne 2) et le moyen-âge (personne 1). "Je" ou "J'" marque le début de quasiment toutes les mesures, bonnes ou mauvaises. Ceci peut montrer une tendance vers l'égoïsme chez les répondants quand ils se sont mis dans le corps d'un dictateur. Après tout, un dictateur ne demande pas forcément aux autres leur avis!

 

Il semble donc que la dictature pourrait être soit un solution salvatrice, ou le contraire. Cela dépend du caractère et des intentions d'un dictateur potentiel. La solution pourrait-elle être un dictateur pour lequel on vote?

 

N.B: D'autres réponses seront ajoutées, au fur et à mesure qu'elles me parviennent...

Par Hugo - Publié dans : Polémique
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 14:10
Désolé pour les purement francophones, mais cet article est en anglais, car il parle du système légal britannique. C'est une bonne occasion de mettre en pratique vos connaissances linguistiques, non?

Recently, I have seen two films about the British criminal justice system which illustrate the title of this article: "In The Name Of The Father", and "Criminal Justice". The first is adapted from the autobiography of one of the Guilford Four, who was found guilty of a crime he did not commit (placing a bomb in a pub in London) and spent 15 years in prison, during which his father (charged and found guilty of helping him to bomb the pub), who was with him in prison, died. The second is a small and very realistic TV-series (very few episodes, but a total length of more than 3 hours), written by an ex-lawyer, depicting a fictional case in which a young man is (also) found guilty of a crime he did not commit, and spent time in prison because of this mistake. These two stories are, in many ways, very similar.

In "In The Name Of The Father", the historical context explains the mistake. Indeed, it is set during The Troubles, when many terrorist attacks (allegedly conducted by the IRA) brought widespread fear to the British public. After a pub bombing, the police arrest a group of Irish immigrants, who were thought to be in the area during the attack. They are tortured and threatened until they decide to sign a paper with a gap left for the police to write the confession they would like to hear from them. Seven relatives (the Maguire Seven) of the Guilford Four are also arrested and charged with the possession of nitroglycerine used by the IRA to make bombs (it was later discovered that the test conducted to check the presence of this substance was very unreliable). During the trial, the defendants withdraw their confessions, but the police deny any use of physical or psychological torture, and claim that they were obtained with the use of normal interrogation procedures. The jury (consisting of British men and women, who are very likely to have been influenced by their feelings) find them guilty. The judge tells the Guilford Four that he "does not understand why the jury did not find them guilty of high treason, sentenced by death, a sentence which [he] would have been more than happy to give them". They are all sentenced to prison for different amounts of time.
Guiseppe Conlon (one of the Macguire Seven) and Gerry Conlon (son of the former, and one of the Guilford Four) are in the same prison, and later meet someone (also imprisoned) who tells them that he is the real bomber, and that he has told this to the police. The police have indeed been told, but decide to ignore this. It is only later, with the help of Gareth Pierce, a human-rights solicitor, that evidence which had been concealed from the defence was discovered (a note saying "do not show to the defence" was attached to it and signed by a senior policeman) and the case was reopened. The evidence showed that the typed notes of the police interviews had been heavily edited, which meant that the police had fabricated evidence, and therefore lied. The convictions were then reversed.
In this case, the defendants were used as scapegoats by the police, who were under great pressure to obtain results. Justice had to be made, at any cost. They wanted to send them to prison, although they were not guilty, and they were fully aware of this.

In "Criminal Justice", the false accusations are the result of a series of mistakes made by a young man, Ben Coulter, during an unusual evening. The series follows him throughout that evening, during the trial, and in prison.
*Warning : every detail counts, keep your eyes peeled and read carefully (don't worry, the story gets more interesting as you go)*
One evening, Ben (skinny-looking asthmatic young man, in his early 20s) hops in his car to go out. His parents go out by foot, and his car does not seem to want to start, so he takes his father's cab (he works as a cab driver) without his permission instead. While driving, he receives a phone call, and pulls his car to the side. A girl, who looks about the same age as Ben, enters the cab. Ben explains that he is not a cab driver, and that it is not his, but the girl (Ben does not know her name) says that she wants to go to the seaside. Ben accepts and drives 40 miles to the seaside. They order ice-cream, and they run off without paying (at the girl's initiative). They then sit down on the beach. The girl says "I don't want to be alone tonight". She takes a small bag out of her jacket with two white pills. She takes one, and insists that Ben take one too. They get back into the cab, and go to the girl's house. Inside, they drink quite heavily and play a game with a kitchen knife, during which Ben accidentally injures her hand. They go up to her bedroom and have sex, and the girl (Ben still does not know her name) throws his inhaler to the side. Later, Ben wakes up downstairs, sitting at a table, the kitchen knife (with blood) in front of him. He goes up the stairs to the bedroom (and leaves traces of blood on the wall), and sees the girl dead in her bed. He quickly goes back into the cab, and drives away at high speed before turning back after remembering that he has forgotten his jacket. A neighbour sees him arrive. He tries to open the door, but it seems to be locked. Because of this, he breaks a window and goes inside. He takes his jacket, and washes off some of the blood traces he has left everywhere. He then takes the bloody kitchen knife and puts it in his jacket pocket, before leaving again. He then crashes into another car, and the police therefore take him with them on the way to the crime scene. When they arrive, he asks "Is she dead?" while a police officer goes inside. He comes out after having seen the body. Ben is taken into custody at the police station. The knife is found in his jacket, and he becomes the prime suspect. His clothes are taken off him to be analysed, and it is discovered that he was at the crime scene. He is charged with rape and murder. His father tells him "don't worry, Ben. We have the best criminal justice system of the world". A solicitor comes to help him, and tells him that he is not interested in his version of the facts : "the jury chooses the story they like most. We have the advantage because, since we are the defence, we get to hear their story before we give ours". His parents hire new solicitors, who want him to say he is guilty of manslaughter in order to go to prison for a shorter period. He decides to come back to his first choice of solicitor. His barrister constructs a fake character for Melanie Lloyd (the victim), saying that she was wild and unstable, and instructs Ben to plead self-defence. After a while, Ben decides not to follow this, and changes barrister. His new one is Frances Kapoor, a young barrister who has not yet been hired for a murder trial, although she has already helped the previous team. She believes in Ben's innocence, and lets him tell his story. However, Ben does not remember what happened after he had sex with Melanie, and the jury finds him to be guilty. He is therefore sentenced to life imprisonment. The judge tells him "the criminal justice system is too strong for you, Ben Coulter. It has seen past the character you want us to believe is yours".
In between all the trial scenes, we are shown his time in prison. He is supposed to be able to have a cell without anybody else if that is what he wants, but a prison officer says that it is not possible, there are too many people in the prison. He is known as "featherweight" in a prison ruled by one inmate, who the wardens do not wish to anger. Ben is mistreated by the others, and the "ruler" of the prison (let's call him that, I can't remember his name) introduces him to heroin, and betrayal. Once he is sentenced, the wardens tell him that, since he was sentenced to life imprisonment, he should get his own cell, although it is not possible, and give him a job in the prison kitchens. Hooch, his cellmate, asks the wardens why they gave him the best job available, and why they are so nice. He does not receive an answer, and thinks that it is because they believe him to be innocent. This opinion is shared by many other inmates, including the "ruler", who Hooch thinks knows who the real murderer is. Meanwhile, Frances Kapoor continues her search for evidence which could prove Ben's innocence. She finds out that another murder was commited that night near the place where Ben picked up Melanie, and thinks that the two murders were done by the same person. She tells this to Mr Box, who, when checking the CCTV footage of that night, sees Melanie running away from a suspicious-looking man, in a small street. In prison, Hooch chokes the "ruler" until he reveals the name of the murderer, and sends the name to Miss Kapoor. This leads to Ben's release.

In this case, it is again pure chance which helps uncover the truth. Looking into archives which are not open to the public leads to the findings of the new evidence, which ultimately secures the release of those involved. The first case seems more distant from us, as it happened  a while ago, during an unstable period. On the other hand, the second case, although imaginary, was created by someone who used to be a lawyer, and everything is made to be as realistic as possible, which makes it troubling for the viewer, as it is set in 2007, and uses modern techniques such as forensic testing, which are believed to show the absolute, impartial truth. However, it depends upon the interpretation which is made of forensic evidence. The criminal justice system is therefore far from perfect, it even has a "rehabilitation committee" for those who have been falsely convicted and sentenced, but these cases are seen much less often than the contrary...
Par Hugo - Publié dans : Droit et libertés
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 12:45
Préparation à des études de droit oblige, je me suis rendu au Palais de Justice de Paris pour assister à des procès. Plus que les procès, c'est le lieu lui-même qui m'a le plus intéressé : le Palais symbolise la justice et la loi. Tout est fait pour que le visiteur se sente tout petit devant la loi. Le Palais est situé au centre du centre de Paris (pour ainsi dire), sur l'île de la Cité. Il en occupe environ un tiers de sa superficie totale, et est situé entre la préfecture de police de Paris, et la gendarmerie. Ceci explique peut-être la très forte concentration en gendarmes à l'intérieur et autour du Palais.
Pour expliquer d'où vient cette impression de petitesse devant la loi, il faut décrire le chemin que j'y ai parcouru.
En sortant du métro, je voit une grande grille, avec des ornement dorés et, au fond de la cour, un grand bâtiment:
 Je me dirige vers un accès à la place, mais deux gendarmes m'arrêtent et me demandent ce que je fais. Quand je leur dit, ils me répondent d'aller plus loin, à l'entrée du public. C'est une entrée beaucoup plus petite, surveillée par une caméra (et ce n'est pas le seul lieu surveillé du Palais):
Ensuite, il faut passer par un détecteur de métaux (ce qui veut aussi dire, pour ceux et celles qui, comme moi, ont des ceintures avec une grande boucle en métal, l'enlever et passer en tenant son pantalon) et mettre tout sac, veste ou manteau (ainsi que les objets métalliques) dans une machine qui les bombarde de rayons-x. Je suis ensuite sorti dans la cour de Mai (où stationnaient les charettes des condamnés à mort sous la Terreur) et ai monté les escaliers jusqu'à l'entrée principal du Palais:
L'architecture de l'entrée fait qu'il faut lever les yeux vers le bâtiment en montant les escaliers. Le fameux "Liberté - Egalité - Fraternité" est gravé au-dessus des 3 portes (souvent considéré comme étant le chiffre de la perfection), un de ces 3 mots au-dessus de chaque porte. A l'intérieur, tout est en pierre, vouté et solennel:
Au-dessus de chaque porte, il est écrit en or ce qui s'y trouve. Je suit les panneaux jusqu'à l'accueil, situé après la "galerie des prisonniers":

Il est installé dans une salle aux dimensions impressionnantes :

L'employé montre à la personne devant moi où il doit aller en dessinant des flèches sur une carte du Palais qu'il déchire d'un cahier (qui en contient beaucoup d'autres), et lui explique en même temps. Le Palais de Justice serait-il un vrai labyrinthe? C'est mon tour. Je demande où aller pour assister à des procès. Il commence par me dire (avec un ton d'une grande condescendance) qu'il faut éviter pendant les "vacations" (traduisez : vacances). Ensuite, il m'explique: "au fond du couloir, à gauche, escalier B". Je m'éxécute. Hors, au fond du couloir, soit je retourne dans la cour (à gauche, comme il me l'avait indiqué), soit je vais à droite. Un panneau indique que il y a seulement deux escaliers à gauche, et pas celui que je veut (Employé de l'accueil : 0. Hugo : 1). A droite, il y a pratiquement tous les escaliers de A à Z, y compris l'escalier B. Je vais donc à droite. Il n'y a pratiquement personne dans les couloirs, et ceux que je voie portent les  traditionnelles grandes "robes" noires, et me regardent d'un air condescendant:
Je suit toujours les panneaux qui, j'espère fort, vont m'ammener à l'escalier B. Après un moment, bingo! L'escalier B est devant moi (remarquez le coq et les haches, datant probablement de la Révolution):
Je descends, et vois des accès à différentes salles, correctionnelles pour la majorité. Mais malheur! Encore des détecteurs de métaux pour entrer dans les salles! Heureusement, ils ne sont pas utilisés. Beaucoup des personnes qui attendent ont l'air inquiètes ou stressées. Je vois un avocat qui dit à son client : "Voilà ce que je veux que vous disiez : vous êtes innocent, et...". La machine à café, seul élément "moderne" à part les détecteurs de métaux, est très utilisé. A mes pieds, sur le sol, une grande inscription "LEX" (qui signifie "loi" en latin, il me semble).

J'éteins mon portable, le montre au gendarme, et pousse la porte d'une des chambres correctionnelles. Je me trouve dans ce qu'on pourrait appeler un "sas" : un espace étroit, situé entre l'entrée et la sortie. Il y a deux portes, une à gauche et une à droite. J'en prend une au hasard, et j'entre dans la salle (les deux portes allaient au même endroit). Je m'assoie sur un des bancs en bois (il vaut mieux éviter de rester assis trop longtemps dessus...), et observe le décor. Des boiseries sombres donnent un aspect solennel à la salle. Une horloge est placée au-dessus de l'espace où sont placés les accusés, de sorte à ce qu'ils ne voient pas l'heure. En-dessous de l'horloge, on retrouve l'inscription "LEX". La plupart des portes sont cachées dans les boiseries. La juge entre et sort de la salle par une porte située au fond de la salle, et discute avec ses collègues. Je l'entend dire: "c'est dommage de ne pas pouvoir déplacer le parquet dehors quand il fait aussi beau". Puis, elle sort et ferme la porte. Une sonnerie stridente sonne, tous se lèvent dans la demi-seconde qui suit, comme si leur vie en dépendait, et la juge entre dans la salle. Elle prend une voix hautaine et déclare la séance ouverte. Elle a l'air différente, plus professionnelle.

Je vous épargne le récit des procès qui ont suivi, et les relaterait peut-être dans un autre article

La loi et la justice imprègnent donc ce lieu haut en symboles, qui est fait pour être visité. En effet, les "coulisses" ont l'air moins belles, et plus modernes (j'ai apercu un couloir qui avait tout l'air d'un couloir de bureau ordinaire, mais il était hors de portée du public) que ce que le public peut voir...
Par Hugo - Publié dans : Droit et libertés
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